
Je n’ai aucune certification SAP.
Et pourtant…
J’ai 25 ans d’expérience sur SAP.
J’ai travaillé sur plusieurs modules.
J’ai vécu des projets qui se passent bien… et d’autres beaucoup moins.
Des implémentations propres.
Des contextes tendus.
Des go-lives sous pression.
Et, très honnêtement, je n’ai jamais ressenti de frein à cause de l’absence de certification.
Pendant longtemps, le terrain suffisait.
Les projets parlaient pour toi.
Les résultats faisaient office de carte de visite.
Si tu savais gérer un incident critique, rassurer un client, trouver une solution quand tout le monde panique…
Personne ne te demandait ton badge de certification.
Mais ça, c’était avant.
Ce qui a fonctionné pour ma génération ne fonctionnera pas forcément de la même manière aujourd’hui.
Ces dernières années, l’écosystème SAP a profondément changé.
Les solutions se sont multipliées.
Les architectures se sont complexifiées.
Les cycles projets se sont raccourcis.
Et surtout, SAP a pris une direction très claire :
plus de standardisation,
plus de best practices,
moins de spécifiques,
une logique Clean Core assumée.
Dans ce contexte, la certification a changé de rôle.
Elle n’est plus un “bonus”.
Elle n’est pas là pour flatter l’ego.
Elle est devenue un signal pour le marché.
SAP pousse clairement dans ce sens.
Les partenaires s’alignent.
Et, dans certains environnements, on voit apparaître des exigences explicites sur les profils certifiés.
Pour certains profils très expérimentés, ce n’est pas fondamental.
Quand la carrière est déjà construite, que le réseau est solide et que la légitimité s’est forgée sur des années de projets, l’absence de certification n’est pas un frein.
Mais si je devais donner un vrai conseil, sans posture morale, ce serait celui-ci :
– Si tu débutes sur SAP, la certification te donne un cadre, un langage commun, une base rassurante pour démarrer.
– Si tu te repositionnes, elle crédibilise ton virage et accélère la confiance.
– Si tu es déjà confirmé, elle te permet de sécuriser la suite, même quand le marché devient plus sélectif.
Soyons clairs :
la certification ne fera jamais de toi un bon consultant à elle seule.
Le terrain reste irremplaçable.
Les projets vécus, les erreurs, les nuits compliquées, ça ne s’apprend pas dans un examen.
Mais aujourd’hui, la certification est devenue une porte d’entrée.
Un repère.
Un outil de sécurisation, pas une finalité.
L’expérience fait avancer.
La certification rassure.
Les deux ne s’opposent pas.
Elles se complètent.
C’est un conseil, rien de plus.
Chacun avance avec son rythme, son histoire, ses choix.
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Et toi, comment est-ce que tu vois la place de la certification dans ton parcours SAP aujourd’hui ?