
Le syndrome de l’objet brillant.
On en parle ?
Je le vois revenir très souvent dans mes échanges.
Un jour :
« Je vais me spécialiser SAP EWM »
La semaine suivante :
« Finalement FI c’est plus porteur »
Puis :
« On m’a parlé de data, d’IA, de Power BI… faut que je regarde »
Résultat ?
Rien n’avance vraiment.
Ce n’est pas un manque d’intelligence.
Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est le syndrome de l’objet brillant.
– Chaque nouvelle opportunité te donne l’impression que cette fois, c’est la bonne.
– Chaque nouveauté crée un pic d’excitation… puis une chute.
– Tu recommences ailleurs, en laissant tout à moitié terminé.
Sur SAP, c’est encore pire.
Le terrain est énorme : modules, niches, techno, projets, métiers.
Sans cadre, tu peux passer des années à apprendre sans jamais consolider.
Le vrai coût n’est pas le temps.
C’est la dispersion.
Pendant que tu hésites :
– ton positionnement reste flou
– ta crédibilité stagne
– ta confiance s’érode
– et tu doutes encore plus
Le truc, ce n’est pas de trouver la meilleure option.
C’est de tenir une direction assez longtemps pour qu’elle devienne rentable.
Un consultant qui avance lentement mais focus ira toujours plus loin
qu’un consultant brillant… mais dispersé.
– Une spécialisation claire
– Un cap tenu sur plusieurs mois
– Des choix assumés (et des renoncements)
C’est inconfortable au début.
Mais c’est exactement là que les résultats commencent.